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#3.3 D'Ulysse à Dédale

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Comment assumer la contradiction entre l'héritage grec et l'héritage chrétien sans tomber dans la vieille pensée contre-révolutionnaire qui se présente comme nouvelle ?

Dominique Pagani part des vœux de nouvelle année et du mot de Saint-Just : le bonheur est le moyen terme concret entre la jouissance éphémère et la béatitude promise par la vertu. Il répond ensuite à une question du public sur la critique du monothéisme de M. Soler, qu'il présente comme une énième version de la pensée contre-révolutionnaire. Selon lui, l'alternance entre néo-classicisme et néo-romantisme se retrouve en politique dans l'alternance de la révolution et de la contre-révolution. Il montre que l'Européen moderne hérite de deux traditions contradictoires, la mesure grecque et l'infinitisation chrétienne. Il ne faut pas trancher entre elles, mais assumer cette contradiction : c'est cela, être dialectique. Il aboutit à Nerval et à Nietzsche, qui l'ont vécue jusqu'à la folie parce qu'ils étaient seuls, et il distingue l'Évangile d'une religion de la culpabilité.

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Présentation

janvier 2017 - centre Goscinny, Paris

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