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#3 • Les Attelé(e)s de la confinitude

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Comment le romantisme, première expression de la modernité, exprime-t-il le malheur du savoir absolu, et comment en sortir par un sujet collectif ?

Dominique Pagani part d'une question sur le rapport entre musique savante et musique populaire. Il montre que la grande musique sublime les danses populaires, que le jazz est né de la servitude et que la musique contemporaine s'est coupée de l'écoute populaire. Il revient ensuite à Baudelaire : La Cloche fêlée lui sert à distinguer un romantisme au sens strict, celui de la mélancolie douce, et un romantisme au sens large, qui est la modernité et qui annonce les cauchemars du XXe siècle. Avec l'Obermann de Senancour, il analyse la naissance du mal du siècle comme besoin d'infinitude, contraire à la mesure grecque, puis montre avec Semper eadem que le sujet moderne a besoin de se mentir à lui-même. Les questions du public le mènent à la subjectivité collective dans la chanson populaire, à la logique du sujet et au savoir absolu chez Hegel. Il aboutit au sujet collectif et à la tâche politique de la modernité : réconcilier la société civile et l'État.

Conceptsmusique populairedialectiqueromantismenéo-classicismehumanismemal du siècleinfinitudemesurehubrisbonheurréflexionsavoir absoluconscience malheureusesujetsujet collectifsociété civile

Présentation

Baudelaire : La cloche fêlée, Semper EademSénancourt : Obermann

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