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Musicosophie 2. De Lévi-Strauss à Nerval à propos de la musique

Musicosophie · 2/18 En ligne le 3 décembre 2020 1 h 46
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Le divorce entre musique savante et musique populaire que Lévi-Strauss relève dans la musique contemporaine est-il un symptôme nouveau, et comment penser l'union de la parole et de la musique jusqu'à la musique de l'avenir ?

La séance part de l'ouverture du Cru et le Cuit, où Lévi-Strauss applique la double articulation linguistique à la musique et reproche au dodécaphonisme de se couper du public. Dominique Pagani joue d'abord le relativiste (toute avant-garde a fait scandale, de Monteverdi à Beethoven), puis reconnaît avec Lévi-Strauss un symptôme nouveau : le découplage de la grille naturelle et du code culturel qui, chez Bach, restaient en phase avec la musique populaire. Par l'exemple du repas, il montre que l'homme commence avec le superflu et que le rapport à l'autre fonde la nécessité du public, ce qui le conduit à la bestialité du mal politique selon Rousseau. Il étudie ensuite les formes d'union de la parole et de la musique : la Neuvième de Beethoven, le drame wagnérien, la hiérarchie des arts chez Hegel, et surtout Nerval, pour qui l'homme a chanté avant d'écrire. Il aboutit à la musique de l'avenir, qu'il pense comme une simplicité retrouvée, tout le contraire du simplisme, à la manière de Verlaine et d'Aragon.

Conceptsdouble articulationnaturesymptômerépétitiontension et détentealtéritésuperflubestialitématièrefinalitéparoleoralesthétiquehumournoumènesimplicité

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