Dominique Pagani cite surtout Furtwängler à partir de ses entretiens sur la musique. Comme leur titre était déjà pris, il a choisi celui de « Musicosophie »1. Il en retient plusieurs thèses. Le rythme n'y est jamais un élément indépendant, formule qu'il rapporte tantôt à Beethoven, tantôt à Bach2. Chez Beethoven, les thèmes s'affrontent comme les personnages d'un drame3. Haydn, qui incarne la joie de vivre, est l'auteur de la coupure avant Beethoven. Tout chef-d'œuvre a une face tournée vers son époque et l'autre vers l'éternité. Sur l'interprétation, il souligne chez lui une part de spontanéité qui dépend de l'acoustique, de l'humeur et du public, et il l'oppose à Toscanini4. Il le présente comme un chef « démonique » et comme le plus grand chef wagnérien, resté en Allemagne pour perpétuer l'humanisme allemand5. Il évoque la Neuvième de Bayreuth en 1951 et le Concerto l'Empereur avec Edwin Fischer. Il rapporte aussi sa lecture du surhomme de Nietzsche comme une conjuration du traumatisme de la nouvelle physique6.
Synthèse établie automatiquement à partir de 22 des passages ci-dessous, à relire ; les numéros renvoient au moment de la séance.
Qui est-ce ?
Wilhelm Furtwängler /ˈvɪl.hɛlm ˈfʊrt.ˌvɛŋ.lər/ est un chef d'orchestre et compositeur allemand, né le 25 janvier 1886 à Berlin et mort le 30 novembre 1954 à Baden-Baden. Il fut l'un des plus importants chefs d'orchestre de l'histoire de la musique classique occidentale, notamment grâce à ses interprétations de la musique symphonique allemande et autrichienne, qui font encore référence pour les musicologues et les interprètes actuels. […]
33:09Le plus grand chef wagnérien ; resté en Allemagne pour perpétuer l'humanisme allemand, défendu par des musiciens juifs, créateur de Schoenberg sous les nazis.
1:15:00Entretiens sur la musiqueNe joue pas une œuvre de la même manière selon l'acoustique, l'humeur et le public : part de spontanéité non préméditée.