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#5 • Les Attelé(e)s de la confinitude

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Si l'accès à la vérité est irréversible, pourquoi la conscience moderne cherche-t-elle à la fuir ?

Dominique Pagani reprend la thèse de Nietzsche vue à la séance précédente : la vérité n'est peut-être pas une valeur et le non-vrai peut lui être préféré. Avec un extrait d'Aurélia de Nerval, il montre qu'on n'a plus le choix : l'âme moderne flotte dans l'indétermination, mais « l'ignorance ne s'apprend pas ». Ce passage le conduit à une rétrospective sur les trois figures du moi (classicisme, romantisme, symbolisme) et sur la tension entre unité et totalité. Il commente ensuite « Le pain et le vin » de Hölderlin : la nuit dionysiaque de l'ivresse, du rêve et de l'oubli n'est qu'un « en attendant » le jour, et la peur de la vérité naît du plaisir à son contact, dans une modernité où chacun est seul. Il conclut par un texte de l'introduction de la Phénoménologie de l'esprit de Hegel : la pensée finit toujours par troubler l'inertie de l'absence de pensée.

Conceptsvéritésavoir absoluindéterminationsujetunitémodernitécertitudeirréversibilitémélancolienocturneimaginairemémoiretempscollectifconscience malheureuse

Présentation

Nerval : "Aurelia" 

Hölderlin : "Pain et Vin" 

Hegel : "Introduction à la phénoménologie de l'esprit"

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