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#5.3 L’Odyssée du philosophe : La pensée révolutionnaire

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Comment penser à la fois l'ordre de la nature et l'ordre de la liberté, et qu'est-ce qui fait de la négativité le principe de la pensée révolutionnaire ?

Dominique Pagani part de l'actualité, avec un mot de Hegel sur les Français qui agissent quand les Allemands pensent, puis avec la proposition de Clouscard d'un parlement du travailleur collectif. Il revient ensuite sur la finitude et la téléologie : il passe par les élégies de Rilke, le Phédon et les quatre causes d'Aristote, puis décrit l'histoire de la pensée comme la succession de deux impérialismes, l'impérialisme philosophique d'Aristote et l'impérialisme scientiste. Chez Kant, il voit une « coexistence pacifique » entre la législation par nature (couple cause-effet) et la législation par liberté (couple sens-signe), qui s'exercent sur un seul et même territoire. Il juge ce dualisme insatisfaisant, faute de genèse. À partir de la contrainte selon Durkheim, il retrouve la négativité hégélienne : l'homme garde la matière mais en change le signe, comme le montrent la plus-value de Marx et le mythe de Prométhée. Les questions du public portent sur la distinction entre comparaison et symbole, sur le rapport entre sens, signe et code, et sur la prématuration générique de l'homme.

Conceptstravailleur collectiffinitudetéléologiecauseimpérialismefinalitélégislationsensraisoncontraintenégativitéplus-valuesymbolesujetcode

Présentation

Dominique Pagagni • Atelier 3, Saison 2018-19 • Séance du 21/12/2018, Centre Goscinny, Paris. 


"La pensée révolutionnaire selon la séquence qui va de Rousseau à Lénine en passant par Kant, Hegel et Marx"

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