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#1.7 Entre crise et guerre : Philosopher ?

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Pourquoi la philosophie de la connaissance mène-t-elle à la question « que dois-je faire ? », et quel contenu donner à la liberté ?

Dominique Pagani part de la question kantienne « que dois-je faire ? » : il n'y a d'action que d'un sujet, et la liberté doit être postulée pour que la philosophie soit possible. Il reprend en entier le mythe de la caverne de Platon : l'ascension, de la doxa à la dianoia puis à la dialectique et à la théorie, résume la philosophie de la connaissance, et la redescente vers la cité ouvre sur la philosophie de l'action. À la place du soleil, l'idée du bien, la pensée moderne met la liberté. Il la distingue du « faire ce qui me plaît », montre avec Kant qu'elle reste un devoir-être sans contenu, puis se demande ce qui met le prisonnier en marche : une crise ou une beauté foudroyante (Baudelaire, Œdipe, Corneille, Hölderlin). Il conclut qu'il faut chercher le contenu de la liberté dans l'être historique, dans l'ordre symbolique et dans l'art, et cite la formule de Hegel sur l'histoire comme progrès de la conscience de la liberté.

Conceptsactionlibertépostulatdoxadianoiadialectiquethéorieuniverselillusionidée régulatriceautonomiereconnaissancedevoir-êtreordre symboliquehubrisphilosophie de l'histoire

Présentation

mai 2015 - centre Goscinny, Paris


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Que dois-je faire ? L'autre question que Kant à poser pour nous.

Il n’y pas d’action dans la nature, Seul le sujet est actif.

Kant :

La Liberté est un postulat de la Raison pratique

Il faut donc présupposer que la liberté est possible pour que la philosophie le soit.

Possible = non contradictoire, ce qui n'implique pas que l'on se soit approprié une réalité.

Réference à la coupure logique/ontologique logo/être chez Kant.


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La caverne fournit une première distinction de ce qui est pour soi (pour le prisonnier) et de ce qui est en soi (pour nous, le phénoménologue).

On a appris à parler sans permis, la parole n’est pas aussi claire que les axiomes mathématiques (qui mettent de côté le langage de tous les jours, ce qui est de l’ordre de l’ACTION).

La parole est allusive et métaphorique et permet parfois même de cacher au lieu de montrer.


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1er stade de la connaissance : les ombres sur le fond de la caverne sont la doxa, l’opinion (qui n’a pas en elle même le principe de sa vérité).

2ème stade : la dianoia, la connaissance discursive, hypothético-déductive qui découle de la parole. Ce stade ne suffit pas car les géomètres partent d’hypothèses et descendent aux conclusions sans remonter vers l’anhypotetum.

3ème stade : la dialectique (logos : parole mais aussi fraction, rapport -> les paroles c’est ce qui nous relie).

4ème stade : le Soleil, la theoria, où on ne parle plus mais on contemple.

Platon dit que “le Soleil est le 3ème terme qui permet à l’œil de voir et à l’objet d’être vu”, “le Bien c’est pareil pour l’âme” -> jusqu’ici on est dans l’ordre de la connaissance mais Platon dira “le Soleil permet en outre de donner aux êtres croissance et nourriture” -> on passe dans l’ordre de l’action.


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Souvent, les analystes s’arrêtent là mais Platon veut maintenant parler de la redescente.

Dans l’ascension, la procession, le philosophe se fait mal, s’oppose à des résistances mais le philosophe, zoon politikon, veut revenir parmi les siens.

Mais il revient titubant, n’étant plus habitué à l’obscurité, et se fait railler (légende de Thalès qui était tombé dans un puits en regardant les étoiles)

L’idéologie dominante combat l’homme et l’universel pour lui substituer le relativisme.


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On a fait une erreur depuis qu’on a mis l’action de côté (Aristote, par exemple, disait que l’homme a naturellement le désir de savoir).

Le questionnement n’est pas spontané (le requin n’a pas évolué depuis le tertiaire car il est le maître de son environnement tandis que l’homme est le moins aidé par la nature + catastrophe obstétrique).

Dans l’illusion, le sujet porte en lui-même la raison de l’erreur.

Chez Kant, la liberté est une IDÉE (régulatrice : TOUT SE PASSE COMME SI) et pas constitutrice (comme les concepts), à partir d’un point on ne peut plus progresser sans parler de l’intérêt du sujet.

Il y a une limite à la connaissance, on ne peut pas chercher un principe de l’action dans les sciences de la nature.

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