Le texte de la séance
26 / Il peut certes arriver que vouloir à tout prix assigner une nécessité dans un processus, soit le fruit d’un dogmatisme, auquel il faille encore préférer l’impuissance du sceptique, et nous n’oserions formuler l’hypothèse d’un continuum dialectique dans les attitudes en apparence opposées du philosophe » face à la poésie et/ou à la « prose du monde », si, par-delà les avatars traversés par le « System », de sa première à sa dernière mouture, une écoute attentive n’en venait à nous faire percevoir, à titre d’indice, une insistance des plus signifiantes, de la part de cette invariance, à se faire entendre.
27 / Il s’agit des « exemples » qui surgissent sous la plume de Hegel lorsqu’il incarne une contradiction politique dans une figure esthétique : c’est toujours en effet dans le cadre de la tragédie grecque et plus précisément dans celui de l’Antigone de Sophocle, que la réflexion hégélienne sur l’art et/ou la cité, ne cesse de puiser matière à développement ; on peut affirmer sans risque, qu’au moins en ce qui concerne le besoin de se référer à cette œuvre, Hegel ne s’est jamais renié.
28 / Il l’a traduite dès le lycée de Stuttgart ; elle tient une place centrale dans la référence commune de Hölderlin et de son ami, au paradis perdu poétique et politique que la Grèce représente alors à leurs yeux ;
