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#6 • Les Attelé(e)s de la confinitude

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Que dit de notre modernité la polarité du blanc et du rouge dans l'imaginaire poétique, de Chrétien de Troyes à Mallarmé et Nerval ?

Dominique Pagani part de l'impératif socratique « Connais-toi toi-même » : se connaître, c'est se demander ce qu'est la modernité, dont le romantisme au sens large est la première expression. Il réunit trois textes en triptyque : le sonnet du cygne de Mallarmé, où tout est blanc, une vision sanglante d'Aurélia et un rêve de Nerval où le blanc se teinte de rose. Il les lit comme un syllogisme dont le rose est le moyen terme. Il montre la profondeur de cette polarité dans l'imaginaire (Chrétien de Troyes, Coleridge, Wagner). Il analyse ensuite chaque texte : la pureté stérile du cygne narcissique, le paradis perdu et l'exil, le corps morcelé et la mère, la différence de degré entre normal et pathologique, puis le paradis perdu retrouvé en rêve. Il aboutit au politique : la crise qui vient obligera à choisir entre révolution et contre-révolution, entre le rouge et le blanc, et les réponses au public conduisent à la réconciliation hégélienne de la présence et de la vérité.

Conceptsphilosophiemodernitéromantismesyllogismeimaginairenarcissismemouvementparadis perdufolieuniverseldésirlibertérévolutionignoranceréconciliationesprit

Présentation

Chrétien de Troyes : "Perceval, le Galois" 

Samuel Taylor Coleridge : "Le dit du vieux marin" 

Stéphane Mallarmé : "Le vierge, le vivace et le bel aujourd'hui" 

Gaston Bachelard : "L'eau et les rêves" 

Gérard de Nerval : "Aurelia" 

Cheikh Hamidou Kane : "L'aventure ambiguë" 

Hegel : "Maitrise et servitude" (Phénoménologie de l'Esprit)

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