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Monde d'avant, Monde d'après - 2e partie

Université populaire de Saint-Dizier · 2/10 En ligne le 16 janvier 2021 1 h 01
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Comment juger le « monde d'après » la crise du Covid, et à quelles conditions peut-on encore parler de progrès ?

La séance est un dialogue avec un interlocuteur. Elle part du constat que la crise dépasse le sanitaire et que le mot « complotiste » sert désormais à interdire toute opposition. Dominique Pagani montre ensuite que l'obsession de la santé repose sur des fantasmes inconscients, que Freud a décrits, et qu'elle a été préparée par quarante ans d'écologisme, ce qui a permis de mettre au pas un peuple frondeur. Interrogé sur le progrès, il part du préfixe « pro » : pour juger d'un progrès, il faut une finalité. Il établit que seul le progrès technique est mesurable, que le moyen est axiologiquement neutre et que la casse sociale relève du mode de production, pas de la machine. Il aboutit au « triangle maudit » (l'homme, l'universel, le progrès), discrédité depuis les années 1970, et défend l'universel et les luttes de classe contre les querelles d'identité.

Conceptscomplotismenaturefantasmeécologieprogrèsfinalitémoyenmode de productionaccumulation primitiveuniverselrelativisteidentitéclasse

Présentation

La bourgeoisie libérale aime le changement. Un terme qui revient souvent dans les cycles économiques et à chaque élection politique. Depuis un an maintenant, on nous annonce un Monde d'après avec la crise sanitaire issue de l'épidémie de la covid-19. Mais quel est donc ce Monde d'avant, celui que nous aurions quitté ? A-t-il fondamentalement changé ? 

Quelles sont les ruptures ou les évolutions qui mènent à un changement radical, c'est-à-dire à une révolution ? Au début de « La situation de la classe ouvrière en Angleterre », Engels évoque une révolution. Il s'agit de la révolution industrielle notamment chez les tisserands avec l'avènement du machinisme et la fameuse Jenny. 

Il y a bien eu transformation des conditions d'existence des hommes pour le meilleur et surtout pour le pire. Une soixantaine d'années plus tôt la Révolution française abattait l'Ancien régime. Ce qui fit dire à Goethe commentant les bouleversements de son époque : « Avec Voltaire, c’est un monde qui finit. Avec Rousseau, c’est un monde qui commence. » A partir de ces exemples, nous interrogerons Dominique Pagani sur le monde qui vient et tenterons de cerner la loi du changement social à l’oeuvre dans l’Histoire.

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