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De la fidélité à la grâce - De la substance au Sujet

Saison 12 · L’identité introuvable · 10/14 En ligne le 30 mai 2024 1 h 36
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Que signifie, dans le deuxième acte de Parsifal, la séparation du Graal et de la lance, et comment penser leur réunion comme passage de la substance au sujet ?

Dominique Pagani part d'une situation : au premier acte de Parsifal, on a le Graal sans la lance, un rite dont la foi s'est enfuie ; au deuxième acte, chez Klingsor, on a la lance sans le Graal, et elle ne sert qu'à faire du mal. Le sermon de Noël du Rivage des Syrtes de Julien Gracq, lu en regard de l'actualité guerrière, montre que le salut naît au plus noir de la nuit et dénonce les sentinelles de l'éternel repos. Il élève ensuite l'intuition au concept : le Graal est la substance, l'élément maternel qui recueille le sang ; la lance est le concept, qui saisit et fait mal. Avec le passage de Hegel sur la chute cité par Gracq, il établit que la main qui inflige la blessure est aussi celle qui guérit : il faut passer par le négatif. Le blanc stérile du cygne de Mallarmé et le rouge du carnage trouvent leur moyen terme dans le rose de Nerval. Les réponses aux commentaires reviennent sur la grâce chez saint Bernard, la rose dans la croix du présent chez Hegel et la connaissance négative du noumène chez Kant, avant l'annonce du dialogue entre Klingsor et Kundry.

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