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#2.6 Entre crise et guerre : Philosopher ?

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Comment la lecture de Phèdre, qui joint la plus haute beauté poétique au contenu le plus profond, fait-elle passer de l'inconscient psychologique à l'inconscient de classe, et y a-t-il un critère universel du beau ?

Dominique Pagani part du « double compagnonnage » du philosophe entre le mathématicien et le poète, puis introduit un troisième pôle, le musicien, pour répondre à une question sur la chute du Conte de Rimbaud : « la musique savante manque à notre désir ». Il distingue discours, langage, langue et parole : les mathématiques disent sans parler, la musique parle sans dire, et la poésie tient à un élément purement sonore. Il reprend ensuite la lecture de Phèdre comme tragédie de l'aveu : l'aveu d'Hippolyte montre le sujet scindé, et il le met en regard de Pascal et de Kafka (théologie négative). L'aveu de Phèdre révèle qu'elle aime Thésée jeune, le héros qui a libéré les Grecs du joug crétois : on passe de l'inconscient freudien à ce que Clouscard appelle l'inconscient de l'inconscient, l'inconscient de classe. Pendant les questions, il décrit la structure du cercle et du bord dans la pièce, puis traite du symbole chez Freud et du jugement de goût chez Kant, et il conclut que la liberté est le critère universel du beau, contre un relativisme complice du libéralisme économique.

Conceptsabstractiondémocratiesagessefinalitédiscursifparolepoésieaveusujetthéologie négativeinconscienthubrissymbolebeautéuniversel

Présentation

Atelier philosophique, 2ème année, 2015-2016  

Séance 6 / avril 2016 

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