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La matrice de toute illusion : le passé vécu comme présent

Saison 12 · L’identité introuvable · 11/14 En ligne le 4 juin 2024 2 h 39
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Pourquoi la fixation à la mère, que le deuxième acte de Parsifal met en scène, fait-elle vivre le passé comme un présent, et en quoi cette illusion concerne-t-elle la modernité ?

Dominique Pagani part du deuxième acte de Parsifal, acte du milieu et le plus protégé, où le héros apprend enfin son nom. Après avoir rappelé l'échec de la fin du premier acte, il commente le dialogue entre Klingsor et Kundry, puis lit le Château d'Argol de Gracq pour montrer que c'est la blessure qui éclaire le Graal, et suit la chaîne des blessures et des signifiants (le cygne, le sang sur la neige chez Chrétien de Troyes, les Valkyries). La scène des filles-fleurs et la séduction de Kundry, qui passe par la mère morte, la culpabilité et la scène primitive, lui permettent de distinguer la fidélité de la fixation : dans la fixation, ce qu'on croit présent et vivant est un cadavre. Il élargit ensuite la question à la modernité par Nerval (Artémis), par le drame du coucher chez Proust et par la cinquième promenade de Rousseau, où il situe le début moderne de cette tentation maternelle.

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