Dominique Pagani évoque John Lewis surtout comme fondateur, concepteur et arrangeur du Modern Jazz Quartet. Il le range aussi parmi les grands arrangeurs du jazz, dans une génération plus tardive1. Au pianiste, il reconnaît une technique limitée, mais des notes rares et denses. Il rappelle qu'il vient du blues et qu'il a été l'arrangeur de Gillespie2. Il souligne surtout son attrait pour la musique classique française : Lewis aurait rêvé d'être Rameau, il rêvait de Versailles et il a écrit des fugues comme Versailles, Vendôme ou Concorde3. Il s'arrête sur Sketch, la rencontre du quartet avec le quatuor à cordes des Beaux-Arts de New York dans l'album Third Stream4. Pour lui, on ne peut pas trancher : cette musique est à la fois classique et jazz, et elle n'est ni l'un ni l'autre5. Il y rattache aussi un souvenir personnel : il a découvert Sketch en terminale, à Bastia6.
Synthèse établie automatiquement à partir de 6 des passages ci-dessous, à relire ; les numéros renvoient au moment de la séance.
Qui est-ce ?
John Aaron Lewis (né le 3 mai 1920 à La Grange (Illinois), mort le 29 mars 2001 à New York) est un pianiste, arrangeur et compositeur américain de jazz, célèbre pour avoir dirigé et fondé le Modern Jazz Quartet et pour avoir introduit les règles de l'harmonie, de la fugue et du contrepoint baroques dans la musique de jazz.
4:35Pianiste sans grande technique mais aux notes rares et denses, venu du blues, arrangeur de Gillespie, il rêvait de Versailles et écrivait des fugues.
6:53SketchConcepteur et arrangeur du quartet, il rencontre le quatuor à cordes des Beaux-Arts de New York dans l'album Third Stream.
12:50Savoir si sa musique est classique ou jazz est indécidable : elle est les deux et ni l'un ni l'autre.