Alfred de Vigny · Romancier, dramaturge et poète français · 1797–1863
Présent dans 12 vidéos · 12 passages, dont 3 développements.
Ce qu'en dit Dominique Pagani
Dominique Pagani range Vigny parmi les romantiques français du mal du siècle1, qu'il faut selon lui un peu oublier pour comprendre le romantisme allemand2. Il le distingue socialement de Nerval3. Il lit surtout La Maison du berger. Il y voit l'un des plus beaux hommages à la femme, d'autant plus notable qu'il vient d'un aristocrate réactionnaire4. Il juge ce poème moins raisonneur que d'habitude et s'appuie sur le vers « Viens y cacher l'amour et ta divine faute » pour éclairer la question du pardon5. Il relève aussi la prosopopée où la nature déclare « on me dit une mère et je suis une tombe », qui brise l'illusion romantique d'une nature maternelle6. Il retient encore le vers « Aimer ce que jamais on ne verra deux fois », qui dit pour lui la vraie singularité7, ainsi que la formule « Les villes sont les ulcères de la nature », où il voit déjà une préoccupation écologique8. Il rappelle enfin que Vigny soutient Baudelaire après son procès tout en lui reprochant de ne pas avoir intitulé son livre « Les Fleurs du bien »9.
Synthèse établie automatiquement à partir de 12 des passages ci-dessous, à relire ; les numéros renvoient au moment de la séance.
Qui est-ce ?
Alfred Victor de Vigny, ou comte de Vigny, né le 27 mars 1797 à Loches et mort le 17 septembre 1863 à Paris 8e, est un écrivain, romancier, dramaturge et poète français. Figure influente du romantisme français, il écrit parallèlement à une carrière militaire entamée en 1814 et publie ses premiers poèmes en 1822. Avec la publication de Cinq-Mars en 1826, il contribue au développement du roman historique français. Ses traductions versifiées de Shakespeare s'inscrivent dans le drame romantique, de même que sa pièce Chatterton (1835). […]
17:36La Maison du bergerPoème moins raisonneur que d'habitude, hymne à la femme ; le vers « Viens y cacher l'amour et ta divine faute » éclaire le pardon.
19:31La Maison du bergerPar une prosopopée, la nature y dit « on me dit une mère et je suis une tombe », ce qui brise l'illusion romantique de la nature.