Série · 11 janv. 2021Musicosophie 8. Bonheur et malheur en musique- 1:38:09Invariant commun au baroque et au rock : rythmique constante, sans l'imprévisible beethovénien ni l'alternance tension-détente du swing.
Travaillé dans 4 vidéos · 7 passages.
Dominique Pagani distingue la métrique du rythme : la métrique est une structure a priori, écrite sur la partition, tandis que le rythme est ce qu'elle n'a pas prévu1. Il voit dans la métrique constante une contrainte que les arts plastiques imposent à la musique, une manière de la re-spatialiser2. Selon lui, elle forme un invariant commun au baroque, au rock et au jazz : chaque segment de temps reprend à l'identique le précédent à intervalles réguliers, ce qui rassure3. Il l'oppose à l'imprévisibilité qui apparaît avec Beethoven, liée à la place centrale que prend la liberté, ainsi qu'à l'alternance de tension et de détente propre au swing45. Une métrique stable doit, dit-il, être compensée par la mélodie et l'harmonie. Il suit aussi son évolution dans la musique populaire : le rock'n'roll garde un contretemps, l'afterbeat, qui disparaît avec le disco et la boîte à rythmes6. Il établit enfin un lien économique : le montant des ventes musicales est directement proportionnel à la stabilité de la métrique7.
Synthèse établie automatiquement à partir de 7 des passages ci-dessous, à relire ; les numéros renvoient au moment de la séance.
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