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Bilan de l'esthétique et place du texte dans la Phénoménologie
0:00 Lasciatemi morire Bonsoir tout le monde.
1:02 Je salue bien sûr ceux qui nous suivent à distance. J'en vois déjà quelques-uns et quelques-unes. Je vous remercie d'autant. Je vous ai promis que ce soir, on se retrouve entre nous, si vous voulez, mais nous aurons de nouveau des invités, parce que la formule a l'air de vous plaire presque autant qu'à moi, et qu'à nous en tout cas. Je vous ai promis qu'on se retrouve pour clore provisoirement.
1:35 Ce n'est pas une clôture définitive, avec un sujet comme l'esthétique. Vous pensez bien que ce n'est pas votre serviteur qui va tarir. Mais par contre, j'aimerais bien le clore sur une réponse qui contient et qui fait le bilan, si vous êtes de bons élèves, de la progression qu'on a suivie, que j'ai essayé de suivre jusque-là, en début de suite, sur ce sujet. Et pour ça, j'ai choisi deux textes, justement, très verticaux, si je puis dire, qui concentrent un petit peu sur une ligne verticale la plupart des thèmes que nous avons abordés.
2:12 Et donc, vous avez pu les voir. Je vais commencer par celui de Hegel. Et je vais vous le lire deux fois, sans commentaire. Je dis sans commentaire, je ferai quelques petites interruptions, mais c'est juste pour... explicatif, très rapidement, pour faire des petites paraphrases, quand la formulation semble être un petit peu abstraite ou obscure. Mais donc, sans commentaire, en tout cas, quant au contenu.
2:44 Je vais vous lire deux fois, parce que vous avez le luxe de bénéficier de deux traductions. Celle qui a été postée ce matin et que vous avez donc sur l'émission d'aujourd'hui, le direct d'aujourd'hui, et une autre qui doit être en haut de notre page Facebook, Dominique Pagani, et qui commence par la phrase « Dans l'état de droit ».
3:19 Le texte remonte un peu plus haut. Voilà. Donc, je vous lis d'abord le texte que vous avez trouvé pour le direct d'aujourd'hui, à côté de ce menuérique. Je vous le lis donc sans autre considérant. Ah, si, quand même. Quand même, je le positionne dans l'œuvre de Hegel. C'est l'extrait de « La phénoménologie de l'esprit », deuxième partie, deuxième volume, le chapitre intitulé « La religion », lequel se divise, mais ça ne doit plus vous étonner, en trois sous-parties.
4:00 C'est souvent comme ça chez Hegel. En trois sous-parties, la religion naturelle, il s'agit en gros de l'animisme, pour garder l'ordre anthropologique. La religion naturelle, la religion esthétique, c'est le monde grec. Le grec antique, bien sûr, c'est l'esthétique classique en général, et le monde grec en particulier, bien que tout ça ne soit pas nommé comme tel dans la phénoménologie. Et troisièmement, la religion révélée, ou manifeste, ça dépend un peu des traductions, « offenbar », « offen », c'est ouvert, on pense à « open » en anglais.
4:39 Donc, qui, bien sûr, est connoté avec le christianisme, sous la plume de Hegel, mais c'est un christianisme historique, n'est-ce pas ? Qu'il ait beaucoup, beaucoup de temps à rentrer dans le réel, puisque d'après Hegel, il faut attendre la révolution française pour que le message chrétien commence à passer de l'essence à l'existence. Voilà, je passe assez rapidement sur ces notions passionnantes et que nous ne manquerons pas d'occasion de les revoir sur leur statut logique.
Double lecture du texte de Hegel : Lefebvre puis Hyppolite
5:16 Pour l'instant, donc, le texte dont je vous parle sert de transition entre la religion esthétique et la religion révélée. En termes historiques, c'est donc du monde romain à l'apparition du christianisme dans Rome, d'ailleurs, à ce moment-là. et je vous le dis avant et je clôt comme ça ma petite introduction avant la lecture directe du texte.
5:49 En gros, vous reconnaîtrez que ce dont parle Hegel a pour contexte les tout derniers temps de l'Empire romain. lorsque toute spiritualité semble abandonnée, cette grande transition entre une splendeur qui fut et quelque chose de radicalement nouveau qui va apparaître. Une espèce de...
6:19 « Zwischenspiel » comme on dit en allemand, mot à mot, un jeu entre. Voilà. Et je vous lis donc le texte qui est dans ce contexte des derniers jours de Pompéi pour paraphraser un titre célèbre. Dernière phrase de mon introduction, vous verrez que pour décrire ce monde-là, il le fait toujours contraster avec le monde précédent qu'il a étudié dans la partie que nous ne devons pas avant qui est le monde de la cité grecque pour contraster entre...
6:54 Voilà. Donc, sans plus de considérance, je vous lis ce texte. « La confiance dans les lois éternelles des dieux s'est tue, tout aussi bien que les oracles qui faisaient connaître autant la cité grecaine, qui faisaient connaître le particulier. Les statues sont maintenant des cadavres dont a fui l'âme vivifiante. De même que l'hymne n'est plus qu'une suite de mots dont toute croyance s'est enfuie.
7:25 Les tables des banquets des dieux sont vides de breuvages et de nourriture spirituelle. Et la conscience ne voit plus revenir dans les fêtes et les jeux la joyeuse unité de soi avec l'essence. Il manque aux forces des muses des œuvres d'art, ça veut dire. Il manque aux forces des muses la force de l'esprit pour qui a surgi de l'écrasement des dieux et des hommes la certitude de soi-même.
7:55 Il fait allusion à la tragédie. Ils sont donc désormais ce qu'ils sont pour nous, de beaux fruits arrachés de l'arbre. Un destin amical nous en a fait l'offrande. Comme une jeune fille sait le faire de ses fruits. Il n'y a, sous-entendu, il n'y a plus ni la vie effective de leur existence – on parle des fruits, donc des œuvres d'art – ni l'arbre qui les a portés, ni la terre, ni les éléments qui ont constitué leur substance, ni le climat qui a défini leur déterminité, ni encore l'alternance des saisons qui dominaient le processus de leur devenir.
8:47 Ainsi donc, le destin ne nous donne pas en même temps que ces œuvres, le monde de cet art. Le printemps et l'été de la vie soucieuse des bonnes mœurs et de la coutume par laquelle elles ont fleuri et mûri, mais uniquement le souvenir voilé de cette effectivité. C'est pourquoi ce que nous, vous devinez que nous, c'est nous, c'est vous et moi, c'est les modernes à partir de la rame, c'est pourquoi ce que nous faisons en jouissant d'elles de ces œuvres d'art, n'est pas une activité de service divin par laquelle adviendrait à notre conscience la vérité parfaite qui est la sienne et qui la comblerait, mais c'est une activité extérieure.
9:34 Je fais une petite parenthèse, pensez au terme en français de connaisseur. Tiens, lui, c'est un connaisseur en peinture, en machin. Voyez, une activité extérieure, celle qui, par exemple, essuie les gouttes de pluie ou la fine poussière, vous pensez à des œuvres dans un musée ou des livres dans une bibliothèque, n'est-ce pas, des fruits détachés de l'arbre, les gouttes de pluie ou la fine poussière déposée sur ces fruits, là, il fait allusion un peu à ce qui est devenu les rues, qui, à la place des éléments intérieurs de l'effectivité environnante, productrice et spiritualisante du souci des bonnes mœurs, dress, c'est ce que font les connaisseurs et les spécialistes, n'est-ce pas, c'est moi qui rajoute, dress, le vaste échafaudage des éléments morts de leur existence extérieure, du langage, vous savez, quand on dit, ah, mais la musique baroque, on n'avait pas coutume de faire les trilles comme ça, on commençait par la note du haut et non pas par celle du bas, bon, les éléments extérieurs utiles, du langage, de l'historique, etc.
10:40 Vous voyez que Hegel, ce philosophe de l'histoire, n'est surtout pas un historiciste, vous voyez le relatif mépris avec lequel il traite l'approche seulement historique des œuvres d'art, non pour y engager sa vie, mais uniquement pour se les représenter en soi-même. Mais, alors je vous le dis, bien sûr, ce sera mon seul commentaire, attention, là est le grand retournement du texte, mais, puisque là, tout était négatif, mais de même que la jeune fille qui tend ses fruits, cueillie, est davantage que toute la nature de ceux-ci étalée dans leurs conditions et éléments, l'arbre, l'air, la lumière, etc., qui les offraient immédiatement, alors que maintenant, on a la médiation de la jeune fille, qui les offraient immédiatement, dès lors qu'elle rassemble, elle, la jeune fille, tout cela, de manière supérieure, donc supérieure à l'ordre naturel, n'est-ce pas ?
11:43 Dans quoi ? Dans le rayon de son regard conscient de soi et du geste d'offrande. De même, vaste comparaison, de même, l'esprit du destin qui nous présente ses œuvres d'art, admettons que ce soit une exposition où nous allons nous voir demain pour un concert. De même, l'esprit du destin, la mémoire collective, qui nous présente ses œuvres d'art est plus que la vie éthique, dans le code hégélien, c'est le monde grec, que la vie éthique et que l'effectivité de ce peuple, car il est le souvenir et l'intériorisation de l'esprit encore extériorisé en elle.
12:32 Il est l'esprit du destin tragique qui rassemble tous ces dieux individuels et ses attributs de la substance dans le panthéon unique, dans l'esprit conscient de soi en tant qu'esprit. Voilà, sans plus, je me garde bien de le commenter, j'ai juste quelques petites notes explicatives, je passe à la traduction d'Hyppolite que vous trouverez aux pages 281 et 282 de l'édition Aubier de l'esprit et que vous trouverez qu'il a été déposé sur notre page Facebook la même.
13:27 Donc, voilà ce que devient le même texte. Les deux traductions sont bonnes, ce n'est pas du tout des jugements de valeur. Dans l'état du droit, donc, le monde éthique, le texte commence un peu plus haut, dans l'état du droit, donc, le monde éthique, c'est le monde grec dans le code hégélien, et sa religion, la religion esthétique, se sont enfoncées dans la conscience de la comédie. Hegel rappelle toujours la fin du chapitre précédent.
13:58 La comédie, dans l'esthétique de Hegel, le comique est toujours la fin de tous les cycles esthétiques. Le comique et la comédie. En gros, le rire des comédies d'Aristophane résonne sur les ruines de l'Athènes envahies par l'Empire macédonien. Dans l'état du droit, donc, le monde éthique, le monde grec et sa religion se sont enfoncés dans la conscience de la comédie et la conscience malheureuse est le savoir de cette perte totale.
14:32 C'est étrange de voir cette connotation de la comédie avec la conscience malheureuse, comme si c'était un rire grinçant. Pour elle, sont perdues la conscience. Pour elle, sont perdues aussi bien la valeur intrinsèque de sa personnalité immédiate que celle de sa personnalité immédiate, la personnalité pensée. Et maintenant, on en arrive au passage pour lequel je vous ai lu une autre traduction.
15:03 Muette est devenue éternelle des dieux. Nous revoici à la fin de l'Empire romain. Aussi bien que la confiance dans les oracles qui devait connaître le particulier. Les statues sont maintenant des cadavres dont l'âme animatrice s'est enfuie. Les hymnes sont des mots que la foi a quittés. Les tables des dieux sont sans la nourriture et le breuvage spirituel. Et les jeux et les fêtes ne restituent plus à la conscience la bienheureuse unité d'elle-même avec l'essence.
15:40 Il manque la force de l'esprit qui voyait jaillir de l'écrasement des dieux et de la certitude de soi-même. Désormais, ces œuvres, donc les Muses, elles sont désormais ce qu'elles sont pour nous. De beaux fruits détachés de l'arbre. Un destin amical nous les a offertes comme une jeune fille. Il n'y a plus la vie effective de leur être là, ni l'arbre qui les porta, ni la terre, ni les éléments qui constituaient leurs substances, ni le climat qui faisait leur déterminabilité.
16:20 ou l'alternance des saisons qui réglaient le processus de leur devenir. Ainsi, le destin ne nous livre pas les abords de cet art, pardon, leur monde, le printemps et l'été de la vie éthique de l'art qui se nourrissaient, mais seulement le souvenir voilé ou l'intérieur de cette effectivité. Notre opération, je vous le rappelle qu'il s'agit de nous, moderne, notre opération quand nous jouissons de ses œuvres n'est donc plus celle du culte divin grâce à laquelle notre conscience atteindrait sa vérité parfaite qui la comblerait.
17:03 L'opération extérieure qui purifie ses fruits de quelques gouttes de pluie qui, à la place des éléments intérieurs de l'effectivité éthique qui les environnait, les engendrait et leur donnait l'esprit est interminable des éléments morts de leur existence extérieure, le langage, l'élément de l'histoire, etc. Non pas pour pénétrer leur vie mais seulement pour se les représenter en soi-même. Et là arrive le retournement que j'ai bien dans la traduction précédente que je le vois ici et ici.
17:38 Mais de même que la jeune fille qui offre les fruits de l'arbre est plus que leur nature qui les présentait immédiatement la nature déployée dans ses conditions et dans ses éléments l'arbre, l'air, la lumière, etc. Parce qu'elle, la jeune fille, synthétise sous une forme supérieure toutes ses conditions dans le geste qui offre les fruits. De même, l'esprit du destin à la mémoire collective qui nous est plus que la vie éthique de ce peuple qui est grec, il y en a, il est la récollection et l'intériorisation pluralement, parce que c'est souligné dans le texte, le mot intériorisation, de l'esprit autrefois dispersé et extériorisé encore en elle.
18:37 Voilà, j'arrête ici. La lecture qui a aussi pour deuxième avantage, c'est le genre de texte d'une telle densité qu'il mérite quand même d'être relu deux fois, commencez à vous être un peu plus familier, sa logique apparaît un peu mieux. Je vais le reprendre bien sûr avec les commentaires. Je prends la première traduction parce que c'est celle que vous avez soulignée, si je peux me permettre.
Le ton de l'élégie et la progression des arts
19:13 Donc, la confiance dans les lois éternelles des dieux s'est tue tout aussi bien que les oracles qui faisaient savoir le particulier. Il y a un grand ton d'élégie. Vous savez, l'élégie est une plainte en gros, c'est le genre littéraire de la plainte. Ça peut être soit une élégie amoureuse, n'est-ce pas ? Quelqu'un qui se plaint, je ne sais pas, Ariane au rocher comptant ses injustices lorsque Thésée l'a abandonné. Je vous rappelle que c'est le sujet d'un superbe madrigal de Monteverdi composé au XVIe siècle pour celui qui a fondé le genre dramatique vocal pratiquement de l'opéra.
19:50 Et on a perdu ce qui sans doute devait être son chef-d'œuvre, Ariane. Ariane à Naxos et on a gardé que ça fait regret de ne pas avoir le reste que la magnifique lamentation d'Ariane au rivage de Naxos. Donc, c'est le ton de l'élégie et ce ton l'élégie est toujours à l'imparfait, vous voyez ? La confiance à l'éloi et à l'éloi s'est tue tout aussi bien que les oracles qui faisaient savoir le particulier.
20:23 Les statues sont maintenant des cadavres dont a fui l'âme vivifiante de même que l'hymne n'est plus qu'une suite de mots dont toute croyance est enfuie. Pourquoi je ne me suis pas arrêté ? Parce qu'il y a une série. Là, je reviens en arrière. Là, je commente malheureusement. Du premier alinéa, la confiance des lois, car il y a les dieux, c'est Dieu. Les oracles, le temple, Dieu. Puis après, les statues, la sculpture, le monde esthétique. Puis, l'hymne. vous retrouvez ici, pour ceux qui connaissent le texte, exactement la progression, elle n'est donc pas du hasard, du développement que Hegel a consacré dans le chapitre précédent à ce qu'il appelle la religion esthétique, qui va, parmi tous les arts, c'est pour ça que ça permet de faire un bilan, n'est-ce pas, de l'art le plus engagé dans l'extériorité empirique, matériel, l'architecture, avec toutes ses dimensions spatiales, elles sont toutes là.
21:25 Puis, la sculpture qui individualise, un peu comme il y avait la statue du Dieu à l'intérieur du temple. Le temple, c'est l'architecture, c'est la demeure du Dieu, puis à l'intérieur, il y a la statue du Dieu qui l'individualise. C'est-à-dire que la chose devient sujet avec la sculpture, mais c'est un sujet qui reste encore entièrement dans l'espace tridimensionnel, réel, si vous voulez. On peut faire le tour d'une sculpture.
21:59 Si vous faites le tour du tableau au Louvre de la Joconde, vous allez immédiatement avoir 20 policiers vous tomber dessus. Les statues, puis l'hymne. Et voilà que là, on abandonne toute dimension spatiale, pour arriver à la dimension temporelle de l'art des sons, de la musique, du chant, ici de l'hymne, qui est un chant collectif. Voilà, c'est intéressant de voir que nous avons la même progression. Je vous le dis maintenant parce que, oh, surprise, mais en est-ce une, nous retrouverons la même progression dans le texte que je vais aborder après celui de Hegel, dans celui de Rilke, de telle sorte qu'il y a une certaine logique de cette progression, parce que Rilke et Hegel ne se sont absolument pas concertés.
22:48 Rilke n'était pas un lecteur de Hegel. Enfin, s'il a pu l'être à ses heures, et il lisait beaucoup plus à ses avant-garde françaises comme peu, n'est-ce pas, bien sûr, sur la postérité de Baudelaire. Il empêche qu'il y a une grande, surtout les plus deux hommes de son temps, je ne vais pas faire un phénomène technologique, mais voilà. Donc, la même progression de l'art, des œuvres les plus engagées à la plus intériorisée, la musique.
Le culte mort et la naissance de la modernité à Rome
23:24 N'est-ce pas ? Donc, vous voyez que ça prépare le terrain de la jeune fille aux fruits. Je continue donc. De même que l'hymne n'est plus qu'une suite de mots dont toute croyance est enfuie. Nous en étions là. Vous voyez ça venir ? Comme souvent, d'ailleurs, comme l'Église catholique au fil des siècles, on continue à dire Kyrie eleison, Kyrie eleison en ayant complètement oublié, n'est-ce pas, le sens profond, on le fait par habitude, parce que dimanche, il faut aller à l'Église, sinon on va être mal vu par le curé ou je ne pourrais pas montrer ma robe à la voisine, n'est-ce pas ?
23:59 Et voilà. Une petite parenthèse, ne croyez pas que je bouffe du curé, je veux dire, ni non plus, j'en fais de la louange, mais c'est un fait historique et sociologique. Il était bien connu à la campagne que c'est le dimanche, juste après la messe, que les hommes allaient voir les prostituées, qui le savaient, qui étaient autour de l'Église, regardez dans le Grand Meaulnes, mais qui est tout sauf un roman X, le passage un peu trouble où Augustin rencontre des prostituées, c'est derrière l'Église de Bourges, la cathédrale de Bourges.
24:37 Donc, voilà, pendant que les femmes préparent le rôti, vous voyez, les maris avaient des rendez-vous galants. donc ce n'est pas du tout incongru, ce que j'ai dit. Bref, le culte n'est plus qu'un culte par habitude, ossifié, mort. On peut l'appliquer à un parti politique qui a complètement oublié ses idéaux et qui ne fait plus que faire fonctionner un appareil. Vous voyez, je vous apprends à penser structurellement, là, sans être structuraliste, vous voyez, de voir les invariants anthropologiques.
25:14 Voilà, l'hymne n'est plus qu'une suite de mots dont toute croyance s'est enfuie. Je donnerai une autre illustration parce que je tiens à faire un commentaire quand même. Alors, si en détend, soit peu, c'est bien difficile à la hauteur d'un si beau texte, mais comparer les chœurs qu'il y a dans le Parsifal de Wagner est son testament, tandis que c'est son œuvre sans doute la plus achevée, mais c'est des chœurs fantomatiques, on dirait des chœurs de morts vivants par moments.
25:46 Parce que précisément, la communauté du Graal, les chevaliers du Graal qui sont censés être les choristes, là, entonner ces hymnes, sont dans un état de décadence dans Parsifal parce que le roi a perdu la lance et se l'est fait voler par le sorcier, par exemple, il était dans les bras de la grande séductrice et depuis que la lance n'est pas là, le Graal ne nourrit plus les chevaliers et ne les rend plus invincibles au combat.
26:18 Donc, vous voyez, on continue le rituel, mais, comme on dit très bien en français, le cœur n'y est pas. C'est ça qu'il y a tout le long de cette première partie du texte de Hegel, le cœur n'y est pas. De même que l'hymne n'est plus qu'une suite de mots dont toute croyance est enfuie. Les tables des banquets et des dieux, les orgies romaines, ce n'est pas le banquet de Platon en grec. Vous voyez, c'est ça qu'il est en train de dire. Les tables des banquets et des dieux sont vides de breuvages et de nourriture spirituelle parce que pour l'autre, ça y va.
26:50 Vous savez que le vin chez les Romains pouvait faire tenir une cuillère avec des aromates, de la moutarde, aussi. Les tables des banquets et des dieux sont vides de la moutarde et du rituels. Vous voyez le contraste avec ce banquet de Platon ou avant de boire. D'ailleurs, la question est posée par Éryximaque dès le début du banquet, le médecin de la mort de chez Platon, qui dit est-ce que ce n'est pas mieux si on discute avant de boire ?
27:21 Il y a la nourriture spirituelle avant la nourriture proprement dionysiaque et bien matérielle. Les deux n'est absolument pas contradictoire. Et la conscience ne voit plus revenir dans les fêtes et les jeux la joyeuse unité de soi avec l'essence. Alors là, encore plus évident de comparer les combats de gladiateurs qui viraient souvent aux Jeux Olympiques.
27:53 C'est-à-dire à la simple couronne de laurier qu'on plaçait sur la tête du vainqueur. Et voilà pour ce qui est des fêtes et des jeux. Il manque aux œuvres des muses, donc aux œuvres, surtout ici à la tragédie, la force de l'esprit pour qui a surgi l'écrasement des dieux et des hommes. On reconnaît ici le châtiment de l'hubris dans toute la tragédie classique chez Sophocle, Eschyle et Euripide.
28:26 Si vous voulez l'ordre chronologique, c'est Eschyle, Sophocle et Euripide si vous y tenez. Donc, la force de l'esprit pour qui a surgi de l'écrasement des dieux et des hommes la certitude de soi-même. Donc, tous ces fruits-là ont perdu leur saveur. Ils sont donc désormais, et là, le passage est rapide et saisissant ce qu'ils sont pour nous. Ça veut dire qu'à partir quelque chose apparaît en histoire, ce n'est pas la radicalisation.
28:56 D'ailleurs, quand on dit urbs, qui va donner urbain, urbanité, suburbain, etc. En latin, quand on dit Urbs, qui veut dire la ville en nom commun, sans préciser, quand on ne précise pas, tout le monde sait que c'est Rome, la grande ville. Urbs. C'est là que se serait apparue la modernité. La modernité. Même les riches romains, en particulier la cour d'Auguste, l'apogée de l'Empire, avec le grand poète de l'époque augustienne, Virgile.
29:33 Vous me direz, mais Virgile, lui, ses grandes œuvres, elles ne se passent pas à Rome, elles se passent à la campagne. D'ailleurs, c'est le cas de la province qui a donné, qui est à l'origine du mot français de campagne, en Campanie, c'est-à-dire à la région qui environne Naples, qui est un peu le Beverly Hills ou le Hollywood, comme vous voulez, de l'establishment romain. C'est là qu'il y avait le Cocody, pour ceux qui connaissent la Côte d'Ivoire et Abidjan, avec ses belles villas sur les lagunes. La campagne, c'était ça, c'est-à-dire Pompéi, Herculanum, les endroits Capri, etc.
30:13 Donc, justement, c'est à ce moment-là qui aurait surgi notre modernité. Et je vous dis, ce n'est pas contradictoire que Virgile nous parle de la campagne. Au contraire, c'est exactement notre écologisme d'aujourd'hui. Virgile a passé beaucoup plus de temps à la cour de Néron, de Auguste, croyez-moi. Il ne tenait pas trop à s'éloigner trop longtemps. Et quand il dit un de ses vers les plus célèbres « O fortunatos nimium agricolas bona si sua norint », si je fais une faute de cas, mon éditeur me tapera sur les doigts.
30:50 Je dis ça parce qu'Aymeric Monville est un grand latiniste, un grand héléniste aussi. Je le salue ici. Heureux à bienheureux cultivateurs. S'ils connaissaient leur bonheur, on croirait en les disciples de Pierre Rabhi, je ne sais pas, et le retour au Père Malien. Tout ça est très contemporain. C'est saisissant de voir que ça commence à ce moment-là, au moment où le christianisme va s'installer, d'ailleurs. Donc, comme religion d'État bientôt, avec Constantin.
Les fruits arrachés à l'arbre ; déterminabilité et détermination
31:23 Ils sont donc des œuvres d'art, elles sont des œuvres que ce sont pour nous, de beaux fruits arrachés de l'arbre. Hyppolite, ils sont détachés, ici arrachés, c'est un peu plus violent. Donc, vous voyez, enlevé à leur support naturel. Vous imaginez ce qu'il se passe d'une plante quand vous l'arrachez, quand vous la cueillez, ça se dessèche. Un fruit, si vous l'arrachez, il ne tardera pas à pourrir dans votre coupe si vous ne le consommez pas.
31:55 Un destin amical nous en a fait l'offrande. Je vous signale qu'il y en a qui ont consacré plus de dix pages au mot allemand dans ce texte de Hegel ici pour dire amical, pour vous montrer que je vais très vite. Vous croyez que je fais des détours et que je m'attarde ? Amical est la traduction de Freundlich. Alors, ce n'est pas la Freundlichkeit, l'amitié, au sens des copains. C'est plus aimable, c'est plus gracieux. Bon, bref, je ne vais pas y passer dix pages. Pour dire, le texte est dense.
32:26 Un destin amical nous en a fait l'offrande. prendre, et c'est là que surgit l'image de la jeune fille, car c'est une image comme une jeune fille sait le faire de ses fruits. Il y a eu pas mal de temps, comme vous le savez, au sud du Sahara, sans aller bien si loin d'ailleurs, il suffit de franchir la Méditerranée déjà pour voir que c'est un destin courant. Hélas, toutes ces jeunes filles de famille qui n'ont pas les loisirs de les envoyer à l'école, car la jeune fille est un apport, elle va chercher l'eau, elle fait le ménage, elle garde les petits frères quand elle va au marché, car c'est un opérateur économique, la jeune fille, pratiquement autant que sa mère.
33:08 Et donc, la jeune fille aux fruits, à l'époque de Hegel, c'était, je ne dis pas que c'est l'Afrique, mais enfin, je veux dire, avec le retard allemand, qui n'avait même pas l'amorce de révolution industrielle que connaissait déjà la France et l'Angleterre, c'était courant encore de voir des jeunes paysannes passer, vendre des fruits porte-à-porte. Voilà, ce n'est pas un fruit de son imaginaire. Comme une jeune fille sait le faire de ses fruits, il n'y a, il n'y a plus, ni la vie effective de leur existence, ni l'arbre qui les a portés, vous voyez, il y revient, à quoi ?
33:43 À tout l'élément naturaliste, ou plutôt même naturel, ni le climat, c'est très beau, c'est un poème en prose, ni le climat qui a défini leur déterminité. Petite remarque encore, lexicologique ou linguistique, comme vous voulez, ici, le traducteur dit déterminité, alors que Hyppolite dit déterminabilité.
34:13 Voilà, alors ne soyez pas trop fétichistes, ce n'est pas avec les termes de Hegel, vous voyez que les traducteurs eux-mêmes peuvent avoir deux manières différentes de traduire le même terme allemand, ce qu'il faut retenir, là je fais de la philosophie, c'est que ça désigne et non pas c'est-à-dire la déterminabilité et non pas la détermination, si vous voulez le comprendre définitivement, au moins par une image, conceptuellement, ça prend plus de temps. Vous entrez dans une pièce, un détective, dans une pièce où on a trouvé un cadavre, n'est-ce pas ?
34:45 Elle regarde un peu les objets, elle sent que quelqu'un est passé, vous voyez, il y a une déterminabilité, mais il ne sait pas encore qui cette déterminabilité pour la connaissance ne va pas jusqu'à la détermination que c'est celui-ci et non pas un autre. Vous voyez, voilà, en gros, je reviens à cette belle phrase, il n'y a ni la vie effective de leur existence, ni l'arbre qui les a portés, ni la terre, ni les éléments qui ont constitué leurs substances, ni le climat qui a défini leur déterminité, ni encore l'alternance des saisons qui dominaient le processus de leur devenir.
Erinnerung : le souvenir comme intériorisation
35:25 C'est beau comme on voit passer printemps, été, automne et hiver sur ces bourgeons, sur ces fleurs et sur ces fruits. Ainsi donc, le destin ne nous donne pas en même temps que ses œuvres le monde de cet art. Nous ne sommes plus dans ce monde dans ce monde, nous ne sommes plus dans l'être, on est dans l'essence. et puis le printemps de la vie soucieuse des bonnes mœurs, on connaît le monde grec, c'est l'éthos, et la coutume dans laquelle elles ont fleuri et mûri.
35:58 Mais, qu'est-ce qu'elle nous offre uniquement le souvenir voilé de cette effectivité ? Et là, vous retrouvez la progression de tout à l'heure, du temple, de l'architecture enfoncée dans l'extériorité, je souligne douze fois EX. C'est pas ? au souvenir qui est une intériorisation, je souligne douze fois IN, d'autant plus que le terme et ici, ils ont le même le terme allemand pour traduire souvenir, IN, Er est un préfixe et IN, c'est en anglais, c'est dedans, c'est faire passer dedans, au terme l'acte, Erinnerung, l'acte de faire passer dedans, l'intériorisation, c'est ça que veut dire mot à mot ici, le terme qui est traduit par souvenir, mot à mot en allemand, il dit l'intériorisation.
36:57 C'est pourquoi ce que nous faisons en jouissant n'est pas une activité de service divin, uniquement le souvenir voilé de cette effectivité. Et donc, ce que nous faisons en jouissant n'est pas une activité de service divin par laquelle adviendrait à notre conscience la vérité parfaite, il fait allusion à, je ne sais pas, 10 000 Athéniens sur les gradins du stade, stupéfaits et muets de terreur et de pitié pour parler comme Aristote définissant les deux grands ressorts de la tragédie, devant les malheurs d'Oedipe qui connaissent par cœur, qu'ils ont entendu parler depuis qu'ils sont gamins dans les veillés, mais qui découvrent toujours comme nous quand on voit un western, aussi bien qu'il va y avoir la même chose de règlement de comptes à la fin, mais quand le western est un chef-d'œuvre comme ça existait dans les années 50, on est suspendu pour la première fois qu'on voyait le mythe se réaliser.
38:02 Mon parallèle est tout à fait dû au hasard à la fondation d'un monde nouveau tel qu'il apparaît dans la légende américaine d'histoire. Vous savez, c'est un épouvantable génocide, comme j'ai l'habitude de le signaler de temps en temps, et malheureusement ce n'est pas qu'une boutade, plus intelligemment que les Allemands, les Américains ont procédé à la solution initiale au lieu d'attendre la solution finale. Ils ont pris leurs précautions toutes, puis ils ont liquidé tout ce qui était là, par quelques réserves alcoolisées qui subsistent, pour inventer la légende d'un pays vierge dans lequel on n'a plus qu'à avancer avec la Bible dans la main gauche et le fusil dans la main droite.
38:43 Et donc, ça se prête, vous voyez, une fondation comme ça. C'est pourquoi ce que nous faisons en jouissant d'elle n'est pas une activité de service divin par laquelle adviendrait à notre conscience la vérité parfaite qui est la sienne et qui la comblerait ce qui arrivait sur les gradins à Athènes mais c'est une activité extérieure. Alors, on en revient un peu à ce que j'avais dit tout à l'heure le monde des connaisseurs, des esthètes que nous sommes, nous modernes, celles qui, par exemple, non pas les artistes, mais les esthètes, celles qui, par exemple, essuient les gouttes de pluie ou la fine poussière déposée sur ses fruits et qui, à la place des éléments intérieurs de l'effectivité environnante, productrices et spiritualisantes et du souci des bonnes mœurs, dressent, sous-entendu, se contentent de dresser le vaste échafaudage des éléments morts de leur existence extérieure, du langage, de l'historique.
39:49 À cette époque-là, les architectes avaient coutume de dresser des échafaudages en bois, etc. Non pour y engager sa vie, mais uniquement pour se les représenter en transformation. Tout ceci est très négatif et presque désespérant. c'est là où on croit désespéré que l'aube surgit de la contradiction.
La jeune fille aux fruits et le regard conscient de soi
40:20 Je ne vais pas la phrase ici, on met la phrase de Hegel dans une de ses lettres. Mais de même que la jeune fille qui tend ses fruits cueillie, dont je vous rappelle, arrachée, elle est vital au sens biologique, de même que la jeune fille qui tend ses fruits cueillie est davantage que toute la nature de ceux-ci étalée dans leurs conditions et éléments, l'arbre, l'air, on répète, la lumière, etc. qui les offrait immédiatement, dès lors qu'elle rassemble tout cela, alors on va voir en quoi elle est supérieure, lorsqu'elle rassemble tout cela de manière supérieure dans, écoutez bien, le rayon de son regard conscient de soi.
41:10 Le chemin pour passer de la conscience à la conscience, la vache est parfaitement consciente qu'il y a un train qui passe. Elle ne sait pas que ça s'appelle un train, mais elle s'en fout. Elle est consciente qu'il y a du vent, qu'il y a du bruit, qu'il y a quelque chose d'inquiétant, qu'il y a de l'herbe grasse, je ne sais pas, ou qu'il en manque. La mouche est consciente qu'il y a du sucre quelque part, par des tas de systèmes, des capteurs, tout ce que vous voulez.
41:40 La conscience, ce n'est pas propre à l'homme, la conscience de soi, lorsque le projecteur s'autobraque sur lui-même. On a vu que ce n'est pas possible sans miroir, donc nous sommes dans la réflexion, nous modernes, ce n'est pas dans la réflexion. Tout ça est unifié non pas dans les yeux, non pas dans la jeune fille, non pas dans ses yeux, même pas dans son regard. Je vais faire de ce qui est de plus en plus apparemment immatériel, alors qu'on vient de voir que ça s'est nourri de toute une histoire et de toute une géographie passée, mais rendue présente par quoi ?
42:21 Par ce rayon. Le monde égyptien, il y a des pharaons, bien sûr, fort heureusement, il y a un autre monde égyptien qui est en train de voir et ça agace les autres de voir arriver des tas d'étrangers qui ne s'intéressent jusqu'à ce qu'ils ont à leur place. C'est un pays passionnant, donc il vendra de ses via l'Égypte. Et ça passionne aussi d'ailleurs l'ensemble du monde arabe.
42:55 Le monde des pharaons, lui, il a disparu. Mais non, il est présent par ses œuvres d'art. L'intériorisation du sacré, toutes les croyances des Égyptiens anciens sur la mort, s'est extériorisée dans la pierre, dans la peinture, dans de fantastiques architectures. Donc, vous voyez, je reviens ici à ce qu'elle apparemment de plus immatériel.
43:27 Dès lors qu'elle rassemble tout cela de manière supérieure dans le rayon de regard conscient de soi. Je rappelle son regard, mais ce regard lorsqu'il s'est réellement dans le rayon. La traduction de Hyppolite, c'est dans l'éclat de son œil. Vous voyez ? Là, chaque fois qu'il y a une difficulté, quelque chose de profond, donc de difficile à traduire, à rendre, les traducteurs divergent, qui prouvent que c'est riche comme contenu. C'est pas ? L'éclat.
43:57 C'est Jean-Pierre Lefebvre, je crois, ici, non ? La traduction. Il me semble. Oui, oui. Et, parce que j'en avais une troisième, mais c'est ça, c'est celle de Jean-Pierre Lefebvre. Et dans celle d'Hyppolite, le rayon est devenu l'éclat. Le point commun, l'invariant, allez, élevons-nous à l'invariant, c'est qu'il y a un acte de rayonner, d'irradier. L'intérieur est en train de s'extérioriser.
L'esprit du destin comme patrimoine commun de l'humanité
44:30 C'est pas abstrait. Voilà. L'esprit, d'eux-mêmes, donc, laissons maintenant le comparant et revenons au comparé, l'esprit du destin, je vous ai dit que ça veut dire notre mémoire collective, notre patrimoine commun, l'esprit du destin, et quand je dis commun, à l'humanité. J'ai très heureux qu'une institution comme l'UNESCO décide que, pas seulement Notre-Dame, mais Borobudur, dans l'île de Java, qui est un des sommets de l'architecture bouddhique, par le bouddhisme de l'Indonésie, la rue aux Indes, il s'est maintenu que dans l'île de Sri Lanka, que le temple de Borobudur était étonnement classé au patrimoine mondial de l'humanité, que le temple d'Abu Simbel, merveille des merveilles, quand on remonte le Nil vers la Nubie, mer subtile et turbulente de tous les arts, comme dit Edgar Poe, un étranger, c'est la Nubie, c'est aujourd'hui le pays des Noirs
45:42 et les pharaons noirs. Mettez sur Google un jour AXUM, A-X-U-M, AXUM, les pharaons noirs. Mettez ça, vous allez découvrir des merveilles qu'on passe trop souvent sous silence. C'est tout un art qui a la splendeur, le mystère, le grandiose de l'Égypte antique, les mêmes divinités souvent, mais au pays des Noirs, au sud, à la terre de Punt, où les Égyptiens se figuraient le paradis.
46:15 Donc, cette intériorisation, l'esprit du destin, le patrimoine commun, encore une fois, le temple d'Abu Simbel, je suis très content que l'UNESCO soit allé jusqu'à financer le... pas beaucoup, le sponsor, elle est surtout un super consultant, l'UNESCO, elle n'a pas d'énormes fonds, enfin, elle a mis plusieurs fonds à contribution, ça a permis de découper travaux incroyables, tout le temple d'Abu Simbel pour pas qu'il soit noyé par la réalisation du vieux rêve des pharaons, le lac Nasser qui résulte du barrage d'Asouan que les soviétiques ont construit dans les années 50 à la demande de Nasser, je fais une parenthèse.
47:05 Nasser, il n'avait rien de pro-soviétique au départ, ce qu'il voulait, c'est... l'Égypte, sa tutelle dans laquelle elle est... les puissances impériales en Madrid. C'est un peu présent, c'est pas ? Vous savez, c'est la seule chose qui rapporte quelque peu d'argent en Égypte où il y a petit pétrole et pas grand-chose en dehors du tourisme, à savoir le canal. Il a donc demandé aux Occidentaux, c'était ses familiers, il était très...
47:42 toute l'intelligentsia, tout l'establishment des égyptiens aiment parler français parce que les Français et Champollion, la France, c'est du guerre. Il était plutôt tourné par le monde. Il leur a demandé le vieux rêve des pharaons qui démontra le barrage d'Asouan que l'Égypte ne soit pas on l'a envoyé bouler, on l'a dit que tu n'es pas regardé. On l'a engagé pour un... Du coup, c'est ce lac qui a noyé la partie où se trouvait le temple d'Abou Simbel et qui donc a été reconstruit un peu plus haut.
48:21 Voilà. Je me réjouis que tout ça fait partie d'un patrimoine commun à toute l'humanité. Je reprends mon fil, l'esprit du destin. Je vais faire rétropédaler puis je viens intervenir sur une série de pages des princes philosophiques en esthétique. Or, dans les six dix choses singuliques, il y a l'esprit égyptien, en gros, ce qu'on appellerait la culture, si vous voulez, mais c'est un peu plus vague, la culture surtout un peu plus un peu plus esthétisante, sauf pour les anthropologues qui savent que même un outil fait partie des dogons, ou des basques.
49:22 Mais il y a aussi l'esprit du monde quand on s'élève au-dessus de différents esprits de mondialisation spirituelle. Eh bien, vous voyez, l'esprit du destin qui nous présente ses œuvres d'art, donc, vous savez aujourd'hui qu'elle se balade pour qu'on soit d'accord ou pas. quand on est vieux comme je suis, quand le monde venira à vous, qu'ils puissent juste regarder la calligraphie chinoise, ça se passe sur l'écran, ou la plastique.
L'art, chose du passé, et l'immanence du sacré
50:07 Donc, l'esprit du destin qui nous présente ses œuvres d'art, comme même que la jeune fille est plus que les fruits qu'elle tend, est plus que la vie éthique et que l'effectivité de ce peuple. Là, on arrête de regretter le monde grec, car il est cet esprit. Et là, c'est dit pour la première fois clairement, le souvenir Er-Innerung et l'intériorisation, c'est de faire l'esprit encore extérieur.
50:38 Alors, vous me direz que vous avez quelque chose d'un petit peu grand dans ce texte. Bon, il est très beau, poétiquement, tout ce qu'on veut, mais enfin, je veux dire, ça veut dire que l'art est une chose du passé. C'est qui est en toutes lettres dans l'esthétique, quant à sa suprême destination, l'art est pour nous quelque chose du passé.
51:16 C'est le fameux passage qui font dire à des commentateurs complètement à contre-sens que Hegel dit qu'il n'est pas l'art. Quant à sa suprême destination, il était encore pour les gens qui étaient dans l'immanence du passé. Mes vieilles tantes, elles pensent vraiment qu'il y a du sacré dans le bois et dans le métal.
51:49 Quand je dis naïvement, c'est profond. Je ne sais pas si c'est très chrétien que le principe divin est là, in herbis, dans les pierres, dans les choses. Vous savez que c'est ce qui sépare un peu aussi les protestants et les catholiques. C'est pour ça que la communion, les protestants ne pensent pas qu'il y a un vrai présent dans la réunion et les guerres de religion.
52:23 Ce qu'il y a en fait, c'est que la réunion c'est-à-dire que c'est l'immanence de l'immanence dangereuse et périlleuse. Je vais dire qu'on est la culmination esthétique du monde grec parce que les dieux sont tout le temps sur le point de se frotter à eux et d'empiéter sur leur terrain de faire un hubris. à partir de quand il y a un hubris trop haut.
52:57 Il n'y a pas une frontière marquée dans le ciel. C'est compliqué le monde. Donc, entre ce monde de l'immanence et l'immanence immédiate aux choses, vous voyez que ce n'est pas empirique, ce n'est pas seulement la méde de Tante Corse qui baise les crucifix. Je pense à et qui ont autour du cou, moi j'aime bien leur côté syncrétique.
53:33 Ils ne sont pas dans le monde où ils vivent. Ils ont mis raison de rien. Ils ont à la main de Fatma une petite croix chrétienne et il y a un petit gris-gris contre les serpents bien païens, vous voyez. Il y a de l'immédiat à la fois et tout à la fois une médiation entre nous et les fruits.
54:08 C'est le geste d'offrir ces fruits que les fruits humains. de l'âge et tout à l'âge de la chanson des années 50. comme sur la chanson qui est une petite note fun aussi. glisse. Il y a un grand succès de la chanson des années 50. de le plus célèbre de Brigitte Bardot, cette immense guitare de jazz, un peu de genre, on le sait, dans le grand public, qui a été Sacha Distel, et dont la chanson a succès, il s'est mis à faire de la chanson quand il s'est aperçu, en chantant Scoubidou, Scoubidou, où il gagnait 10 000 fois plus qu'en faisant des admirables solos aux côtés des plus grands musiciens des films à l'époque.
55:08 Donc vous mettez ça chez Distel. Mais là, je reviens à Scooby-Doo, qui part d'une femme, n'est-ce pas, qui l'a attaqué, qui vendait des pommes, des poires, vous voyez, la jeune fille. C'est un petit peu... Et... N'allons pas plus loin des Scooby-Doo.
55:40 Je ne sais pas. Comprenne qui pourra. Bon, je vous ai dit, il faut une note fun, on est en vacances, et puis on est en France. Pour une petite gauloiserie. C'est sérieux. Parce que tout à l'heure, j'ai dit que tous les cycles esthétiques se terminent par une note comique. Pour ne pas rester... C'est pour ceux qui n'ont pas... La partie finale du texte qu'on y gagne à cette disparition.
La médiation plus profonde que l'immédiat : la diffusion de la musique
56:19 Et que l'art est devenu de nos jours. musées, des concerts qui font que les gens qui connaissent, écoutent, et comment ils disent, jouissent de Mozart ou de Clifford Brown, je ne sais pas, ou de Charles Trenet, peu importe pour l'instant, qu'aujourd'hui, grâce à la diffusion, à la médiation, le contraire d'immédiat, ce n'est plus le monde immédiat.
56:50 Moi aussi, je regrette, j'étais trop jeune, jamais avoir connu Charles Trenet dans le music-hall, à ses débuts, quand tous ces gens-là avaient commencé. Là, là, là, sur scène. C'est grand, hein, sur scène. Il fallait savoir tout faire. On peut le faire par l'histrion. En fait, ils vont tant entraîner à ce qui est déjà célèbre. Sur les planches, d'ailleurs, voilà, accorde-moi juste cinq minutes. Vous voyez ?
57:23 Mais il faut toujours faire ça. Grâce aux intermédiaires, il ne faut jamais sous-estimer l'importance du moyen terme dans la dialectique. Ce n'est pas la première fois que je vous le dis. Souvent, et ce sera mon dernier exemple pour insister sur la médiation qui est plus profonde que l'immédiat et qui devrait nous arracher aux côtés et les Jacques de la première partie du texte de Hegel, au côté perte, c'est la manière dont on parle de la médiation public.
57:59 Mais pratiquement, voici notre musical. Je suis stupéfait de voir ce qu'ils appellent dans la musique. C'est quand même extraordinaire. sur les plateaux téléphoniques. Et ce n'est pas un jugement de vin qui est moi, parce que moi, j'aime toutes les musiques. Genre, il peut y avoir des châteaux, je préfère qu'une symphonie loupée. serait-elle exécutée par les meilleurs musiciens d'Europe ?
58:33 Ou d'ailleurs, eh bien, on vous fait croire, quand on en parle de la musique classique, que c'est bon pour les vieux, pour les riches, je ne sais pas, je caricature à peine, parce que c'est qu'il y a beaucoup de jeunes qui ont ces préjugés. Eh bien, je vous garantis qu'il n'y a jamais eu autant de jeunes. Ça, c'est les millions. Comme jamais, une technologie comme elle a atteint la musique classique, l'Asie, qui prend une relève extraordinaire, ce sera la fin de ma parenthèse, un artiste européen essayait de se défendre, au début, en disant « Ouais, mais ce serait ça. »
59:13 On commence toujours comme ça. Quand j'étais petit, on parlait de la camelote japonaise. Une simple développe développée. Je dis bien la camelote japonaise. À l'époque, il n'était connu ni Sony, ni Yamaha. Vous voyez, quand même, je ne parle ici que de ce qui est grand public. Je ne parle pas des composants électroniques et informatiques et ainsi de suite. Encore moins très au niveau de la recherche.
59:44 Donc, on a beau se défendre en disant « C'est des robots. » Oui, c'est très facile. Sans faire une faute, mais enfin, c'est un peu mécanique. Mais non plus. Parce que parfois, ils ont par part de fabuleuses interprètes et femmes du Japon. C'est celui qui a le plus accès aux médias occidentaux.
1:00:15 de ce moment-là. Mais de Corée, d'admirables pianistes coréennes. Mais quand je vous dis admirable, ce n'est pas un jugement personnel qui remporte les prix les plus convoités dans le monde du piano, le concours Chopin de Varsovie et le grand prix du conservatoire de Moscou, le prix Tchaikovsky. C'est pire que la guerre, ceux qui attendent les épreuves-là. Donc, voilà, je pourrais faire au corps de la mélancolie de la première partie.
Lecture commentée de la septième Élégie de Duino de Rilke
1:00:53 Je passe au texte de Rilke. 8h30. Je vais au texte de Rilke. Ça va aller beaucoup plus vite parce que, je vous dis, reprend, alors nous passons à la poésie. Encore, comme on a dit, le texte de Hégel était un véritable poème en prose. Je ne suis pas le seul à le penser. Chaque retour inconscient du monde a de tels déshérités auxquels ce qui fut n'appartient plus et ce qui va être pas encore.
1:02:01 Dès le premier vers, on est dans l'actuel. Car même les choses les plus proches sont lointaines pour les hommes. Ah, là on retrouve l'extérieur, l'intérieur. Car même les choses les plus proches sont lointaines pour les hommes. Que cela ne nous trouble pas, mais nous aide à conserver en nous la figure. Prenez-lui au sens de la société. la société reconnue. Cela se dressait jadis parmi les hommes.
1:02:31 Au milieu du destin qui détruit, oui, dans la réalité, le destin cela se dressait. Jadis cela se dressait. Au milieu de l'incertitude des routes, cela se dressait comme doué d'être et attirait à soi les étoiles hors des cieux qui étaient sur. Pouvoir de l'art fait par les misérables larves que nous sommes, nous les hommes. Fabuleux pouvoir de l'art d'attirer les étoiles.
1:03:01 n'est-ce pas ? Cela se dressait jadis parmi les hommes au milieu du destin qui détruit, cela se dressait au milieu de l'incertitude des routes, cela se dressait et attirait à soi les étoiles hors des cieux qui étaient sur l'ange. L'ange, c'est une figure très importante dans sa poésie et qui ne croyait pas que c'est un peu rose, sa relation à l'ange, ce n'est pas les anges roses qu'il y a sur les arbres de Noël, c'est une relation souvent terrible et inquiétante.
1:03:41 Tout ange est effrayant, malheureux à moi, c'est écrit dans la première élégie. « Ange, à toi, je le montre encore. » Là, devant ton regard, vous voyez, c'est toujours un rapport ambivalent à l'ange, de fascination, d'adoration et en même temps d'hostilité. « Ange, à toi, je le montre là, devant ton regard. » Que cela se dresse. Qu'est-ce qu'il montre à l'ange ? Que sacré, ce qui est divin. Il montre les œuvres des hommes, n'est-ce pas ? Les œuvres de l'homme.
1:04:12 « À toi, là, devant ton regard, que cela se dresse. sauver enfin, maintenant enfin, debout. » « Colonne, pylône, sphinx. » Vous remarquerez le même ordre d'architecture d'abord. Je vous l'avais dit, de l'extérieur à l'intérieur. « Colonne, pylône, sphinx, ascension, arc-bouté de la cathédrale. » On passe de la demeure des dieux à la demeure de Dieu, n'est-ce pas ?
1:04:42 À partir du Moyen-Âge. « La cathédrale qui émerge, grise, la ville mourante. N'était-ce pas miracle ? Étonne-toi, ange ! » Car c'est le nôtre qui s'est souligné. « Ô grand ange, nous qui avons pu de telles choses, proclame-le. Mon souffle serait trop court pour le célébrer. » Le souffle du poète est trop court, l'ange avec sa trompette pourra faire résonner ses œuvres dans l'univers.
1:05:13 Je fais une parenthèse ici, très courte. Si vous allez au jardin du Luxembourg, près de l'Arcadie, c'est moi qui l'appelle comme ça, il y a un petit coin bien connu où il y a des ruches et des abeilles et quelques arbres fruitiers dans les poiriers. Il y a un buste de Baudelaire dans les parages. Et ceux qui l'ont placé là ont eu le bon goût de mettre cette strophe de Baudelaire qui est la dernière de son poème dédié à tous les grands peintres de l'histoire. Voilà le rapport avec notre propos. Après avoir détaillé, ce qui lui est propre, il généralise et il dit « Car c'est vraiment Seigneur, témoignage de notre dignité. »
1:05:54 C'est écrit à la pierre au Luxembourg. « Car c'est vraiment Seigneur, le meilleur que nous puissions donner de notre dignité que cet ardent sanglot qui roule d'âge en âge et vient mourir au bord de notre éternité. » Vous voyez ? Donc, un souffle serait trop court pour le célébrer. Ainsi, malgré tout, nous n'avons pas manqué les espaces, malgré tout, parce que malgré tout nos défauts, nos failles, les grands dispensateurs, ces espaces qui sont nôtres, qu'ils doivent être effroyablement grands puisque des millénaires de notre sentiment ne les comblent pas.
1:06:33 Mais une tour était grande. Respectez, pour que vous voulez. Mais une tour était grande, n'est-ce pas ? Ô ange, elle l'était. Toi, Chartres était grande. Et la musique, vous voyez de nouveau la progression des arts, de l'espace aux arts du temps. et la musique allait plus loin, plus haut encore et nous dépassait. Et même, qu'est-ce qu'il peut y avoir au-dessus de la sculpture, de l'architecture, de la sculpture, la peinture, la musique ?
1:07:05 Qu'est-ce qu'il peut y avoir ? Et même, une simple amante, seule à la fenêtre, n'atteignait-elle pas à ton genou. Vous voyez, il dépeint, la Vénus de Milo, où il dépeint une action, une vénusseuse. Sois l'amour, n'est-ce pas ? Une relation. Ne crois pas que j'adresse une demande, ange, et même si je te demandais, tu ne viendras pas, car mon invocation est toujours pleine de refus.
1:07:40 On retrouve l'ambivalence, vous voyez ? Il l'appelle et en même temps, il met une distance. Contre un si fort courant, toute l'histoire de là, tu ne peux pas aller. Semblable à un bras tendu est mon appel. Et sa main, la main de mon bras, qui pour saisir s'ouvre vers le haut, comme pour serrer la main de l'ange, reste devant toi, ouverte, comme une défense et un avertissement ô toi insaisissable, largement ouverte. Voilà, je vous cite un texte qui dit si vous les revoyez à l'occasion.
Questions : le postmoderne, le comique et la fin des cycles
1:08:18 Que ce soit dans la montagne, dans la mer de Sissi, je n'ai pas parlé de la Corse, mais je vous le souhaite, je vous la souhaite. Vas-y. Alors, la question d'Agnès, c'est bon, as-tu des commentaires à faire sur le post-modernisme comme comique ? Est-ce qu'on peut le concevoir comme une fin du cycle ?
1:08:52 C'est très bien. Par une anecdote, son grand détour par ce magnifique tableau d'Alexandre en visite à Diogène, je vais dire que je vais répéter à l'époque où il y avait encore le musée d'art moderne, tout près du Trocadéro, il n'y avait pas encore en Beaubourg, si vous voulez, les collections, pas mal de collections ont été transférées depuis. Et je m'y étais rendu à cause d'une exposition dont le programme me fascinait.
1:09:28 Il s'agissait peut-être un peu moins moins mais c'est les mobiles de Calder. C'est le mouvement. La kinésis en grec, c'est le mouvement. L'image en mouvement, c'est pas. Donc, mes études de fin sont le rapport justement des arts du temps et des arts qui sont l'origine dialectique d'une c'est incroyable de l'histoire de l'art, pas de l'art post-moderne, de l'éternité la plus avant-gardiste.
1:10:06 Le post-moderne est en post-térieur au regard. Quand on se met à cause de l'art Je me suis rendu à l'art Voir introduire stiller le temps c'est extraordinaire. Je connais Je vois un sculpteur qui nous explique comment il a fait rentrer le temps dans l'art et là d'une pirouette avec entre le pouce et l'index il prend sa petite sculpture sur elle-même et voilà.
1:10:54 Là j'ai éclaté de rire intérieurement parce que je suis pour toi. Le marché pour être avec nous qui sont très occupés par une très belle exposition des peintures chez eux en Norvège. Voilà. Je suis en cours au passage. Si quelqu'un dit ça parce que Jacques sienne.
1:11:51 Voilà ce qu'on prend. Que le étape final de tous les grands cycles esthétiques, très clé, l'exemple d'Aristophane et de la comédie mais antique. On peut le voir aussi bien romantique, et à qui il disait, à qui il voulait l'entendre, qu'il n'était pas un très grand poète parce qu'il lui manquait pour être un grand poète, soit un grand poète, une grande passion amoureuse.
1:12:33 Et le pauvre vieux, il a eu les deux et George Sand à même temps. Lui, effectivement, le très beau cycle dans le rapport au nocturne, que, qu'est-ce qu'il dit ? Alfred de Musset, comme un petit côté irrévérend, et bien sûr, surgissement d'une figure, celle de Heinrich Heine, sur Facebook, part de romantique allemand.
1:13:20 Il est inspiré à Schumann, qui va jusqu'à ce moment-là, le mot communisme, dans ses mémoires, le mot est rarissime. Il est un des tout premiers à l'heure. Et il parle de sa position par rapport au communisme, il n'y avait pas de parti, mais il disait, je ne fais pas partie.
1:13:50 et il est craigné. Je réponds ici à la question de Jacques, parce qu'il est surtout connu, et c'est pour ça qu'il est détesté, dans une certaine tradition allemande, car son rire, n'est-ce pas, vient ici railler ceux qui prennent le romantisme au premier degré, ce qui va donner la députation, vraiment, la... le nombre romantique et le nombre de déchets, n'est-ce pas, qui sont littéraires ou esthétiques.
1:14:33 Donc, je vous recommande que il ne peut pas s'empêcher de dire qu'il pense à ses larmes quand il est de tout début. Donc, on met tout ça plus tard en disant que l'histoire ne se répète jamais deux fois pour passer de la tragédie à la comédie. Je le paraphrase ici.
1:15:03 C'est-à-dire qu'une première fois qu'un événement surgit dans l'histoire, ça donne la comédie. Quand on veut le répéter à toute force, il y en a beaucoup qui sont hantés par des précédents historiques et qui croient qu'on va recommencer de la même manière. Non, quand ça se reproduit, il y a un peu tel quel, ça donne... pour reprendre le terme... Voilà. Donc, que Hegel comme Marx s'y haut le rôle de conscience supérieure à la...
1:15:34 Non, parce que c'est des enfants, mais pas ce qu'on va au cas d'eux. Mais nous rions entre les enfants qui croient au premier degré au Père Noël. C'est un peu d'avoir cette adhésion immédiate. Comme nous pourrions envier les enfants sans passer par la jeune fille au fruit. Mais nous ne devrions pas regretter la sagesse qu'exprime le rire que nous relève.
1:16:11 Car comme nous voudrions retourner en arrière à l'époque qui nous fait rire maintenant. Vous devinez comment ça Jacques Carles en citant Nerval « L'ignorance ne s'appelait pas ? » Oui, s'il n'y a pas d'autres questions, oui, j'attendais cette occasion. Voilà. Philippe a l'audace de partir en vacances. N'est-ce pas ? Il va donc nous abandonner pendant quelque temps.
1:16:41 Et nous retrouverons fin août. Mais en attendant, je garderai le mercredi parce que nous en avons l'habitude et une occasion exceptionnelle je vous préviendrai. Mais je ne sais pas que ce sera sans doute en différé. Je trouve que je me permettrai de réaliser l'opération en direct ce que c'est encore capable de faire son montage ou à la campagne.
1:17:16 Voilà. La prochaine fois, je vous donnerai un pourquoi pas en direct. Et sans Philippe, je souhaite les meilleures vacances qui soient. Nous devons bien ça. Et merci pour ce soir en tout cas. Il n'y a pas d'autres questions, Philippe ? Merci à toutes et à tous et à très bientôt sur la toile.